Le village

Le villageUn petit village vit isolé, avec la peur des créatures de la forêt. Si les villageois ne pénètrent pas dans la forêt, les créatures ‘que l’on ne nomme pas’ n’attaqueront pas. Mais Lucius Hunt aimerait rejoindre les villes pour trouver des médicaments.

Toujours attendus avec une hype impressionnante, les films de M. Night Shyamalan divisent toujours les spectateurs. ‘Le Village’ ne fait pas exception, bien au contraire. Très vite lancé, le film nous introduit dans une atmosphère travaillée d’un village de la fin du XIXème siècle. On retrouve l’imagerie de ‘Sleepy Hollow’ et du ‘Pacte des Loups’ tout en ayant droit à une réalisation lente et coulée qui fait le style du réalisateur.

Shyamalan garde sa confiance, à raison, pour Joaquin Phoenix et lui offre un rôle intéressant, presque muet. A ses côtés, Bryce Dallas Howard est la bonne surprise du film. Cette aveugle au courage immense est sans aucun doute le personnage fort du film et cette actrice, fille de Ron Howard, est une vraie révélation.

Sans révéler aucune surprise, ‘Le Village’ semble tout de même inexploité et malgré tout le mystère qu’il suggèree, on a vraiment l’impression de rester sur sa faim et de n’avoir pas été au bout. L’expérience passée nous a appris à nous y prendre à deux fois pour juger les films du réalisateur indien, mais on ressort un poil déçu par les promesses non tenues, et ce malgré des thèmes passionnants traités et un score très réussi.

Mi-figue mi-raisin, ‘Le Village’ méritera donc une revision pour s’en faire un avis définitif. Malgré la petite déception qu’il a engendré, l’ambiance visuelle et sonore mérite le détour. Peut-être le moins réussi des Shyamalan, mais il garde cependant un petit arrière goût pas si désagréable.

La vie aquatique

La vie aquatiqueSteve Zissou s’occupe d’une équipe océanographique mais a de plus en plus de mal à réunir les fonds et les motivations de chacun pour repartir à l’aventure. Tant bien que mal, il arrive toutefois à faire partir l’expédition à la recherche du Requin-jaguar qui a coûté la vie à l’un des membres de l’équipe lors de la précédente sortie.

C’est toujours avec un certain buzz que sont accueillis les films de Wes Anderson, réalisateur américain a qui l’on doit déjà ‘Rushmore’ et ‘La famille Tenenbaum’. Très particulières, ses comédies usent d’un langage assez original, bien loin des rythmes habituels que l’on connaît à Hollywood.
Pour cette ‘Vie aquatique’, lointainement inspirée du personnage de Jacques Yves Cousteau, Anderson recompose une bonne partie de l’équipe de ‘La famille Tenenbaum’, avec notamment Bill Murray et Owen Wilson. A bord du bateau l’équipage se compose également de Willem Dafoe et de Cate Blanchett.

Pourtant, malgré ce casting luxueux et cet esprit assez original, ‘La Vie Aquatique’ a du mal à décoller et à vraiment trouver son rythme. Les personnages sont très sympathiques et on sourit avec complicité de la désinvolture de Murray / Zissou, mais passé la première demi-heure, l’histoire s’enlise et on s’ennuit un peu. Heureusement, Willem Dafoe vient parfois tirer son épingle du jeu et amène un personnage haut en couleur qui relance un peu le film, mais malheureusement, l’intrigue semble vague et peu intéressante si bien qu’on s’en désintéresse peu à peu dans un rythme mou.

Un peu dommage car le film a quand même de belles qualités, avec notamment un véritable univers créé par Wes Anderson. Les acteurs se font plaisir, et grâce à cet humour pince sans rire assez représentatif du style du réalisateur, une certaine complicité se met en place avec le spectateur. La bande son, très réussie laisse quant à elle quelques élans de naïveté pour accompagner ces personnages qui ne sont finalement que des mômes au milieu de l’océan.

Les films de Wes Anderson sont définitivement particuliers. Son style original, ponctué de dialogues souvent bien sentis est accrocheur, mais son rythme plan plan et son histoire inintéressante rendent le film un peu quelquonque. C’est vraiment dommage quand on connaît la qualité du casting et qu’en plus, ces derniers s’en sortent bien. Plus qu’une affaire de film, il s’agit d’une affaire de style avec lequel tout le monde n’accrochera pas, loin de là.