X-Men 2

X-Men 2Le débat fait rage autour de la condition des mutants. Alors que le président manque de peu de se faire assassiner, c’est leur survie même qui est remise en question. Professeur Xavier et ses X-men, vont devoir s’allier avec Magneto pour s’en sortir.

Donnant un coup de fouet à la machine des films de ‘comics’ en 2000 avec le premier opus, Bryan Singer (‘Usual Suspects’, ‘Un élève doué’) a réussi son pari en lançant l’une des franchises les plus compliquées à traiter, sur de très bons rails.
Multiplicité des personnages à dévoiler, complexité de chacun des héros, tenants et aboutissants pour chacun des intervenants… autant de difficultés dont le réalisateur s’est sorti honorablement dans le premier.

Autant dire que l’attente pour le second opus était importante, autant chez les fans du comics que pour ceux qui avaient découvert l’univers au cinéma. Et dès la première scène, on ne peut être qu’éblouis. L’introduction du Nightcrawler dans une scène d’action superbe met tout le monde d’accord. Ce sera d’ailleurs, dans ce film, le personnage nouveau le plus intéressant. Surnommé Diablo en français, son côté mystique accentué par ses origines germaniques en font un personnage de tout premier ordre.

Comme on pouvait s’en douter, il s’agit d’une vraie suite. La vision du premier opus est donc fortement conseillée pour comprendre les enjeux du film et les situations en cours. On retrouve une bonne partie des mutants du premier épisode : Xavier, Jean Grey, Wolverine, Cyclops, Storm, Mystique, Magneto… mais il y a de nombreux nouveaux qui auront leur motà dire : Colossus, Pyro, Iceman, Nightcrawler, etc…
Le casting est très réussi et reste extrêmement convaincant. Hugh Jackman impose sa classe en prenant les griffes de Wolverine (un rôle loin d’être évident), Famke Janssen interprète Jean Grey, et c’est Ian ‘Gandalf’ McKellen qui incarne le super-vilain Magneto. Le traitement des personnages s’en trouve ainsi amélioré, sauf pour Cyclops, censé incarné le ‘chef’ des X-men sur le terrain, mais qui se retrouve au rang des seconds rôles pour cause de manque de charisme.

Enchaînant les climax et les situations extrêmes, cet X-men2 (prononcez « ex-two » pour être à la mode) arrive à égaler voir supplanter le premier film. Cohérent, bien filmé et bien scenarisé, il s’agit ici d’une adaptation proche et dans l’esprit (très important après les aventures de ‘Daredevil’ transformé en vampire SM) d’une bande-dessinée qui peut ammener un vrai élan au cinéma d’action et de sciences-fiction.