Vipère au poing

Vipère au poingJean Rezeau et son frère vivent chez leur grand-mère paternelle. Enfants choyés, ils n’ont pas à se plaindre de leur sort, bien au contraire. Mais quelques temps après le décès de la charmante dame, leurs parents reviennent d’Indochine pour s’occuper d’eux. A ce moment là, ils ne savent pas encore que leurs vies ne sera plus jamais la même à la Belle Angerie…

Roman autobiographique écrit par Herve Bazin, ‘Vipère au poing’ n’en est pas à sa première adaptation audiovisuel. En effet en 1971, Pierre Cardinal avait déjà adapté le roman pour la télévision avec, dans le rôle de la fameuse ‘Folcoche’, Alice Sapritch. Mais cette fois l’adaptation est d’autant plus importante qu’elle est réalisée « Pour le grand écran, pas pour la petite lucarne ».

Philippe de Broca, peu connu du grand public, est un cinéaste complet, étant tour à tour réalisateur, acteur, producteur, assistant réalisateur ou encore scénariste. Après avoir été assistant pour des réalisateurs issue de la Nouvelle Vague, tel Truffaut ou Chabrol, il se lance et réalise en 1960 « Les jeux de l’amour ». 44 ans plus tard, après un parcours qualifiable de complet, de Broca s’attaque à l’un des mythes de la littérature française : ‘Vipère au poing’.

Les personnages du film sont interprétés par des acteurs dont le talent n’est plus à discuter. Catherine Frot est implacable en Folcoche et joue si juste que le spectateur ne peut que la détester ou en avoir peur. Sans oublier Jacques Villeret, l’un des plus grands acteurs français, ici époustouflant. De plus le choix des rôles qu’il incarne est toujours très bon (‘Les enfants du marais’, ‘Le dîner de cons’). Reste Jules Sitruk dont le jeu a bien évolué depuis son rôle dans ‘Moi César, 10 ans ½, 1,39m’, espérons qu’il continue dans cette voie.

Le scénario du film est connu de tous, il raconte l’enfance, plus que difficile, d’Herve Bazin. Ceci dit, bien que respecté, le scénario du film est beaucoup moins dur que le récit original. Néanmoins, il ressort du film le sentiment que le jeune Jean Rezeau, bien que détestant sa mère ne peut se passer d’elle. Sa vie d’enfant, mais aussi d’adulte, tourne autour de cette mère. Un scénario bien adapté, très bien illustré par l’ensemble des décors, costumes et accessoires, habilement choisit, nous transportant littéralement à l’époque du récit. A noter une photo de bonne qualité qui nous plonge d’avantage dans cet univers.

« Vipère au poing » est un film réunissant bon nombre de qualité cinématographique, mais qui, malheureusement, n’attirera probablement que les nostalgiques de l’œuvre originale. Pourtant il est fort probable que, sous le coup de l’émotion, vous soyez scotché jusqu’a la fin du générique.

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