X-Men 2

X-Men 2Le débat fait rage autour de la condition des mutants. Alors que le président manque de peu de se faire assassiner, c’est leur survie même qui est remise en question. Professeur Xavier et ses X-men, vont devoir s’allier avec Magneto pour s’en sortir.

Donnant un coup de fouet à la machine des films de ‘comics’ en 2000 avec le premier opus, Bryan Singer (‘Usual Suspects’, ‘Un élève doué’) a réussi son pari en lançant l’une des franchises les plus compliquées à traiter, sur de très bons rails.
Multiplicité des personnages à dévoiler, complexité de chacun des héros, tenants et aboutissants pour chacun des intervenants… autant de difficultés dont le réalisateur s’est sorti honorablement dans le premier.

Autant dire que l’attente pour le second opus était importante, autant chez les fans du comics que pour ceux qui avaient découvert l’univers au cinéma. Et dès la première scène, on ne peut être qu’éblouis. L’introduction du Nightcrawler dans une scène d’action superbe met tout le monde d’accord. Ce sera d’ailleurs, dans ce film, le personnage nouveau le plus intéressant. Surnommé Diablo en français, son côté mystique accentué par ses origines germaniques en font un personnage de tout premier ordre.

Comme on pouvait s’en douter, il s’agit d’une vraie suite. La vision du premier opus est donc fortement conseillée pour comprendre les enjeux du film et les situations en cours. On retrouve une bonne partie des mutants du premier épisode : Xavier, Jean Grey, Wolverine, Cyclops, Storm, Mystique, Magneto… mais il y a de nombreux nouveaux qui auront leur motà dire : Colossus, Pyro, Iceman, Nightcrawler, etc…
Le casting est très réussi et reste extrêmement convaincant. Hugh Jackman impose sa classe en prenant les griffes de Wolverine (un rôle loin d’être évident), Famke Janssen interprète Jean Grey, et c’est Ian ‘Gandalf’ McKellen qui incarne le super-vilain Magneto. Le traitement des personnages s’en trouve ainsi amélioré, sauf pour Cyclops, censé incarné le ‘chef’ des X-men sur le terrain, mais qui se retrouve au rang des seconds rôles pour cause de manque de charisme.

Enchaînant les climax et les situations extrêmes, cet X-men2 (prononcez « ex-two » pour être à la mode) arrive à égaler voir supplanter le premier film. Cohérent, bien filmé et bien scenarisé, il s’agit ici d’une adaptation proche et dans l’esprit (très important après les aventures de ‘Daredevil’ transformé en vampire SM) d’une bande-dessinée qui peut ammener un vrai élan au cinéma d’action et de sciences-fiction.

Wonder Boys

Wonder BoysGrady Tripp a écrit voilà 7 ans un roman à succès, mais n’a rien publié depuis. Enseignant en littérature, il est pris dans un week-end interminable entre son éditeur qui le somme de finir son ouvrage, et un de ses étudiants plutôt bizarroide.

Prenant pour personnage principal un enseignant-auteur ex espoir de la littérature moderne, Hanson nous propose de suivre les aventures d’un vrai personnage plein, vivant et émouvant. Anti-héros, Grady possède a peut près tous les vices qu’un Américain de plus de 50 ans peut assumer (il fume de l’herbe, trompe sa femme…), mais l’interprétation de Michael Douglas fait passer un personnage un peu déjà vu, pour un vrai personnage romanesque. Un personnage difficile qu’il fait exister au travers d’une démarche, d’expressions.
A côté de lui, Tobey Maguire, intéressant en jeune déboussolé et machiavélique, et Sara Gaskell en maîtresse assez effacée. Surnage donc un Douglas toujours charmeur (Katie Holmes plutôt en forme, même si assez absente ne démentira pas) dont la voix caractéristique résonne une bonne partie du film.

Petite galerie de personnages (Vernon, fabuleux), Wonder Boys dresse un portrait assez atypique de notre époque.
L’oeil de la comédie reprend parfois (souvent) le dessus et nous ammène finalement dans des situations assez inattendues ; parfois tellement que cela prend le pas sur le fond. Un peu dommage, car tout cela va tellement vite. Un petit « week end où tout bascule » nous promet l’affiche ; on aurait aimé que cela dure plus. Beaucoup de choses sont abordées, sans doute trop pour un film ; du coup, on se retrouve avec une course vers une fin un peu gnan gnan mais obligatoire (car hollywoodienne). Tout va le mieux dans le meilleur des mondes, comme quoi on peut être Candide et s’appeler Michael Douglas.

Wishcraft

WishcraftUn adolescent reçoit un totem qui va lui permettre de réaliser 3 voeux. Dès lors se succède une série de meurtres dans son entourage…

Est-il encore vraiment utile d’aller voir ce genre de film (slasher/horreur/teenager) après l’avalanche de titres similaires auxquels on a eu droit ces dernières années?
Vaste question que voilà, mais simple réponse pour le film qui nous concerne: non! …sauf à y aller pour une franche rigolade avec un(e) ami(e) qui vous évitera de vous endormir ferme en passant son temps à vous enquiquiner! (merci KJ !).

Pour éviter de trop m’éloigner du sujet, je crois qu’il n’y a rien des lignes à venir qui vous surprendra: scénario ultra basique avec son lot d’ados à tuer, son suspense « omniabsent », et sa réalisation académique.
Rien ne vient vraiment sauver tout cela: ça manque de sang et de morts (un comble!), d’humour (qui quant à lui est bien « mortel »!), d’efficacité. A croire que la seule chose vidée de ses entrailles fut le film lui même !

Préférez revoir « Wishmaster » en K7 ou DVD, ne serait-ce que pour l’excellente prestation d’ Andrew Divoff et l’apparition (un peu trop brève) de Robert-Freddy Krueger-Englund!

Wasabi

WasabiHubert, policier parisien, est rappelé à Tokyo : son ancienne fiancée vient de décéder et il est le seul légataire testamentaire. Il y fera la connaissance de sa fille, une adolescente japonaise plutôt excentrique, qui pourra toucher l’argent déposé sur son compte dès sa majorité, c’est-à-dire dans deux jours. C’est là que les ennuis commencent pour Hubert qui ne répond pas de main morte…

Le wasabi, c’est cette pâte vert fluo qui accompagne les sushis. Il est conseillé de la consommer avec modération tellement elle arrache la bouche !! Mais ce n’est absolument pas un problème pour Hubert (Jean Reno). C’est la scène du film la plus hilarante, puisque évidemment Michel Muller veut imiter le colosse Reno, mais…le résultat est totalement différent et Muller part dans un délire de grimaces et de prononciations loufoques ! C’est également la partie qui résume bien le personnage d’Hubert : un tendre mais pas trop !

On peut remarquer que Besson a fait des efforts dans le scénario : l’histoire reste, comme dans ses dernières productions, plutôt très simple mais, on est bien loin du très désagréable Yamakasi… Dans de film, trois grands rôles nous sont présentés : Hubert apprend du jour au lendemain qu’il est papa d’une petite japonaise totalement excentrique. Un brin de sensibilité au milieu de ce portrait très dur rappelle une relation déjà vue dans Léon avec Mathilda. Note particulière au personnage de Yumi, interprété par Ryoko Hirosue, qui reste stupéfiante, pour nous les occidentaux. Sa tenue vestimentaire est tout simplement incroyable ! Des jupes oranges, des bas bariolés de couleurs étranges… Il paraît qu’au Japon on appelle ça “se défoncer au look”…Faut voir ! Enfin, le personnage de Muller est à mourir de rire : c’est simple rien que le son de sa voix suffit à engendrer un fou rire général ! Un pur moment de plaisir avec des scènes qu’affectionnent Besson du genre les valise bourrées d’armes et la petite phrase qui va avec :”j’ai pris que ce que tu aimes !”

Dans l’ensemble, il faut bien le reconnaître : on rit ! Et en plus on est pas le seul dans la salle ! Wasabi s’attarde sur les particularité japonaises (le golf, les jeux vidéos et le wasabi bien sûr !) tout en nous proposant un cartoon outrancier. Le langage est parfois bien utilisé pour son effet comique : Ryoko Hirosue parle tantôt un japonais hyper-speed et tantôt un français totalement phonétique…assez charmant ! Dommage par contre que Michel Muller ne se soit pas mis autant au japonais…cela aurait pu être un vrai spectacle !

La numérisation : tendance actuelle !

Les cassettes vidéo ont connu un fort succès auparavant et leur réputation était vraiment de taille. Toutefois, la technologie n’est pas figée et l’évolution entraîne des innovations. La numérisation a ainsi pris une place importante dans le monde de la technologie. Aussi parce que les cassettes vidéo se détériorent au fil du temps, la numérisation occupe une place importante, car celle-ci n’est pas dégradable sauf en cas de rayure. La numérisation est devenue une tendance actuelle parce que tous les types de cassettes sont tenus d’être numérisés dans de nouveaux disques de stockage comme le DVD.

transfert video

Qu’est-ce que la numérisation ?

Par définition, la numérisation vise à convertir un signal audio et vidéo en une série de chiffres permettant de représenter par la suite les chiffres en informatique. La numérisation est aussi connue comme un processus de digitalisation. Il est possible d’obtenir une vidéo impeccable grâce à une numérisation de haute performance qui ne perd pas la qualité originale lors du transfert vidéo. Des logiciels spécifiques sont adaptés à la numérisation vidéo et suivant les normes de qualité requises.

Les caractéristiques du VHS

Pour pouvoir transformer des VHS en DVD, il est essentiel de mieux connaitre tout d’abord le concept de VHS. Vers les années 80 et les années 90, les cassettes les plus connues sur le marché étaient les cassettes VHS ou cassettes vidéo home system. A cette époque, ce type de cassette était très indispensable afin de distribuer les œuvres cinématographiques. Outre ces dernières, les cassettes pouvaient aussi au moyen des magnétoscopes VHS enregistrer les émissions à la télévision pour usage privé. La cassette VHS est caractérisée par une qualité d’image beaucoup plus inférieure à celle du support DVD. Les sons dans ces cassettes VHS étaient mono, puis évoluent en son Hifi stéréo.

La durée d’enregistrement sur un support VHS

DVD videoLe support VHS créé par l’entreprise JVC est une cassette d’enregistrement dont la durée peut être variée. L’enregistrement est variable suivant les formats des cassettes. En effet, dans une cassette vhs E-120, il est possible d’enregistrer jusqu’à 2 heures de vidéo, pour la vhs E-180, la durée est de 3 heures et pour vhs E-240, il peut enregistrer jusqu’à 4 heures de temps. La dernière option est la cassette vhs E-300 avec une durée d’enregistrement de 5heures. Pour une opération de numérisation, il est possible de convertir les vidéos à plus de 5 heures dans le DVD, ce qui est avantageux avec ce nouveau type de support. Tout dépend essentiellement de la compression de la vidéo présente dans le DVD. En général, il faut retenir qu’un DVD peut supporter jusqu’à un enregistrement de 8 heures de temps.
Même si à l’époque, les cassettes VHS étaient très qualifiées, aujourd’hui elles se trouvent en phase de déclin ce qui amène à procéder à une transformation de K7 vidéo pour une conservation plus longue des vidéos et pour optimiser la qualité des images et des sons. Les professionnels sont disponibles pour vous aider à numériser.

Le voyage de Chihiro

Le voyage de ChihiroEn cherchant leur chemin pour rejoindre leur nouvelle maison Chihiro et ses parents s’aventurent dans un batiment étrange. Au delà d’un long tunnel ils découvrent une ville cachée où le merveilleux est roi.

Après la montagne Mononoke, on se demandait un peu si Miyazaki pourrait encore atteindre de tels sommets. En sortant du Voyage de Chihiro on est rassuré : le maître nippon n’a rien perdu de son art.

Chihiro ne joue pas dans le même domaine que Mononoke, donc difficile de vraiment les comparer. On retrouve bien sûr les thèmes favoris de Miyazaki, à savoir l’écologie (inséparable du Panthéisme omniprésent) teinté d’une certaine nostalgie des origines (certaines mauvaises langues diront « réac »), pourtant la forme n’est pas la même que Princesse Mononoké.
Mononoké etait une vaste fresque épique baignant dans le merveilleux « tangible », qui rappelait fortement certains Kurosawa. Il avait une assise dans le monde que nous connaissons (vagues références pseudo-historiques).
Dans Chihiro Miyazaki largue les dernières amarres qui le retenait encore au Réel : le voyage que fait Chihiro est plus une sorte de long trip magique, une dérive hallucinée, qu’un trajet précis au but connu. Plus que la destination finale c’est bien le voyage en lui même qui importe. Voyage initiatique donc, où les épreuves que doit affronter la petite fille bientôt adolescente sont autant de passages vers l’âge adulte.

A partir du moment où Chihiro et ses parents traversent le tunnel ils basculent de « l’autre côté du miroir » (pour reprendre l’expression d’Alice au Pays des Merveilles), un univers apparemment sans rationnalité, ou tout du moins qui fonctionne selon une rationnalité qui n’est pas celle de notre monde. Dans cet univers le Mal et le Bien ne sont pas clairement séparés, les personnages clés portent tous une ambiguité en eux, comme le monde dans lequel ils évoluent (le thème du double est ainsi récurrent dans le film : les 2 sorcières, le « sans visage » qui suit Chihiro comme son ombre, les deux facettes du jeune Dieu etc.) Dans ce monde-ci pas question d’éradiquer le Mal, puisque, tout comme le Bien, il participe à l’équilibre des forces qui fait que tout tient debout. On est bien loin d’un manichéisme à la Disney…
Autre thématique sous-jacente : la notion de mémoire. Mémoire du nom que la sorcière tente de voler à Chihiro contre un contrat de travail, mais également mémoire inconsciente et enfouie des tout premiers souvenirs (l’épisode de la rivière), qui est aussi importante -sinon plus- que celle dont on a conscience, semble nous dire Miyazaki. En protégeant et restaurant ses souvenirs et sa mémoire, le voyage que fait Chihiro vers l’âge adulte est aussi une affirmation de sa propre identité, une prise de conscience. Et c’est bien sûr un adieu à son enfance, d’où la mélancolie sourde qui baigne les dernières séquences.

Graphiquement presque parfait, ce film est véritablement un voyage, une sorte d’expérience quasi mystique, traversée
de fulgurances poétiques à l’état pur (le voyage en train est un véritablement une merveille). Film et songe se confondent dans un même foisonnement de l’imaginaire, et on a parfois l’impression un peu grisante d’être perdu dans le rêve d’un surréaliste génial qui n’a pas conscience d’etre endormi.

Si vous êtes, comme moi, assez peu habitués aux élans lyriques de l’animation japonaise, vous serez pour le moins déboussolés par l’invitation au voyage que nous propose le réalisateur H. Miyazaki avec « Le voyage de Chihiro ». Il faut avouer que la liberté narrative adoptée par les concepteurs laisse bouche bée. Chaque plan ne semble avoir de logique que grâce au plan suivant, ce qui laisse la porte ouverte à toutes libertés formelles et permet ainsi de donner toute sa force poétique à l’oeuvre.

La performance technique du film est également à saluer. Sa longueur (2h02) ne nuit en rien à l’intérêt qu’on lui porte. Bien au contraire, chaque séquence est l’occasion de découvrir de nouveaux personnages, de nouveaux décors et de nouvelles situations étonnantes, toujours fortement imprégnées d’une culture japonaise faite de dragons, d’esprits et de dieux débonnaires. En outre, le propos souvent naïf du film laisse apparaître de véritables moments de vie de l’enfant, comme cette superbe séquence où la petite fille prend le train pour la première fois.

Derrière une narration très informelle et ouverte à tous les excès imaginables, « Le voyage de Chihiro » s’assimile en fait à une fable naturaliste porteuse de valeurs universelles, à l’humour enfantin omniprésent. Une allégorie de l’enfance qui émerveillera les petits et rajeunira les grands.

X-Men

X-MenLa société est désormais partagée entre les humains et les mutants. Les campagnes de desinformations anti-mutants conduisent ces derniers à se regrouper et à fuir la société. Alors qu’un groupe va tenter d’affronter la société, l’autre va plutôt utiliser la méthode douce.

Le public français sera sans doute un peu déboussolé par cette adaptation d’une des BD américaines les plus populaires. Cependant avec un oeil averti, on passe un bon moment en compagnie de ces super-héros plus bizarres les uns que les autres. « X-Men » constitue un divertissement mais aussi et surtout nous permet de plonger directement au coeur de la culture américaine.

L’attente de cette adaptation était si forte aux Etats-Unis que chaque phase du développement du film était minutieusement suivie et critiquée sur Internet dans les sites spécialisés. Le résultat final est convainquant et surtout prometteur. Il nous présente tant bien que mal les nombreux personnages de la BD tout en nous gratifiant d’un scénario qui se contente du minimum. Marvel (créatrice des personnages) pose ainsi un décor qui permettra sans doute de faire de nombreuses suites.

On s’amuse, petit français que nous sommes, à découvrir l’univers manichéen des « X-Men ». Les lourds symboles politiques de la BD originale ont disparu pour faire place à un message beaucoup plus naïf fondé sur le droit à la différence. Les effets-spéciaux sont franchement réussis et les auteurs ont eu raison de miser sur l’autodérision pour rendre l’histoire plus digeste. L’étalage brut de ces personnages (Magneto, l’Homme Crapaud, Dent de sabre) en aurait sans doute fait fuir plus d’un.

Avec « X-Men », la culture « pop-corn » américaine se dévoile au grand jour. On reste un peu bouche-bée mais on a rien à dire car les français ont fait une certaine adaptation d’ « Astérix » qui a dû étonner et amuser plus d’un américain.

Virgin Suicides

Virgin SuicidesDans les années 70, la famille Lisbon vit dans le calme. Très puritains, les parents élèvent leur cinq filles sur des préceptes de rigueur. Les filles superbes sont cependant les cibles des garçons du quartier.

En s’attaquant à l’adolescence et ses tracas, Sofia Copolla (la fille de son père) avait mis la barre très haut. Les pièges étaient nombreux et le thème très difficile à bien traiter à l’écran.

Mais une sorte de main invisible semble empêcher en permanence le film de tomber dans la facilité du lieu, des personnages, des situations… Décliné sous forme de poème, le long métrage alterne un lyrisme et une richesse que l’on avait pas vu depuis longtemps dans ce genre de film.
Tout y est finesse… à commencer par le casting des filles, et des parents. Woods et Turner en parents castrateurs mais pas pour autant détestables, les personnages sont pleins de relief et de facettes qui font qu’ils existent.

La possibilité de tomber dans les préjugés était grande : période 70’s, parents ultra-catho, banlieue bourgeoise, le malaise des jeunes… tout était réunis pour une mascarade sans intérêt ; mais on ne sait trop comment, tous les pièges sont évités avec grand succès par Sofia.

Le seul point noir reste la limite du récit qui est sans doute trop respectée et qui ne prends peut-être pas assez de responsabilité en cassant un rythme un peu linéaire et en s’évadant là où le spectateur ne s’y attendrait pas. Néanmoins, on peut être satisfait d’un résultat qui pour un premier film a réussi à nous émouvoir et nous intéresser sur un sujet pas facile. On attends désormais la fille du grand Francis au tournant.

Peut-être est-ce à cause de son thème usé jusqu’à la corde (le mal-être de l’adolescence), mais un constat s’impose d’emblée : « Virgin Suicides », bien qu’ayant le mérite de révéler une grande réalisatrice qui sait mettre les formes, se révèle monotone et assez ennuyeux. Le thème très épineux de la crise existentielle juvénile est traité au travers de l’histoire symbolique de ces cinq jeunes filles. Mais l’ambiguïté voulue du propos n’a d’égale que son manque de fond et à vouloir faire trop alambiqué, la réalisatrice finit par passer à coté du sujet.

Des scènes simples et révélatrices, la musique rêveuse du groupe « Air » et une réalisation faussement naïve ; dès les premières scènes, le ton du film est rapidement donné ; il va falloir se creuser la tête pour comprendre où la réalisatrice veut en venir. Pour une première oeuvre, la mise en scène est impressionnante de maîtrise ; elle fait oublier l’ennui d’un propos qui, au départ, fait sourire par son charme et sa simplicité et étonne par sa violence puis finit par lasser à force d’ambiguïté. D’autant que l’humour moqueur crée des interférences et que les stéréotypes malvenus ont tendance à se multiplier. On comprend alors que la réalisatrice finit par s’empêtrer dans ses propres symboliques pour finalement livrer une oeuvre faussement complexe. On se console avec l’ensemble des personnages du film, incarnés par de brillants acteurs auxquels on s’identifie volontiers et qui permettent de limiter les dégâts en nous proposant quelques tranches de vie savoureuses.

Pour une première oeuvre, Sofia Coppola s’en sort malgré tout plutôt bien. Elle tente de nous offrir une vision viscérale et hautement symbolique du mal-être adolescent. Malheureusement, le film se transforme rapidement en chronique sociale irrévérencieuse, ce qui n’était certainement pas l’un des objectifs premiers.

Sofia Coppola, avec un nom pareil, c’est peu dire qu’on l’attend au tournant. Ce qui est con d’ailleurs.
Bref, coup d’essai, coup de maître? Oui si l’on ne s’attarde pas sur le fait qu’elle ne s’est pas vraiment attaqué à un genre spécifique. Son adaptation lui laisse en effet beaucoup de liberté, et au final c’est une oeuvre très personnelle.

James Woods est un grand acteur; on ne le voit pas assez. Comme ça je l’ai dit. Virgin Suicides est un portrait sulfurique de l’Amérique bien pensante des banlieues? Non, et on a déjà vu ça 100 fois.
Enfin si un peu mais là c’est différent! En quoi? Je ne sais pas, peut-être est-ce dû au fait que l’on s’attache de suite aux soeurs Lisbon, jeunes filles en pleine fleur de l’âge, jeunes fleurs qui ne demandaient qu’à éclore. Elles rendent fous les garçons du voisinage en pleine poussée de testostérone et c’est toute la poésie des premiers amours qui ressurgit. Et c’est là que Coppola frappe juste, elle le sait et elle en fait son film. Bien sûr, on aimerait qu’elle s’attarde un peu plus sur certains endroits. La narration reprenant parfois un peu trop vite ses droits, nous empêchant de pénetrer le mystère de soeurs.

Car vraiment, ces 5 ou plutôt 4 soeurs sont un mystère. On pourra bien sûr reprocher le propos un peu convenu et gonflant qui sert de base (apparement au roman) du style: « Ouais , vous les mecs ont vous tiens par le bout du zguègue mais vous pourrez jamais nous comprendre, nous les filles…na! » Mais force est de constater qu’il y a un peu de vérité là-dedans.

Une virée en enfer

Une virée en enferLewis, étudiant en vacances va chercher son amie Venna dans le Colorado. Sur le chemin, il fait un détour pour aller chercher son frere qui sort de prison. Pendant la longue route, ils commencent à faire des blagues par cibi interposées et fixent un rendez-vous à un routier. Mais le routier a l’air de pas avoir bien pris la blague.

Derrière ce scénario qui aurait pu déboucher sur l’un des pires nanards, on peut s’étonner de l’application et du sérieux mis par John Dale (déjà réalisateur des ‘Joueurs’) dans son film. En effet, on peut s’étonner de l’efficacité et de la tension qu’on retrouve tout au long du film.

Avec un casting loin d’être inoubliable et quelques bonnes idées scénaristiques, le réalisateur arrive à imprimer une ambiance stressante au possible à travers des méthodes vieilles comme le monde, mais qui marchent toujours aussi bien. On peut noter de belles photos (la verdatre de la scène du premier rendez vous est superbe) et une bande son qui nous encercle et nous met dans le film.

Cette virée en amérique profonde rappelle un petit peu ‘Massacre à la tronconneuse’ (trou isolé, rednecks allumés…) et bien sûr « Duel » (Steven Spielberg) qui prenait aussi comme personnage un conducteur de camions.
Les scènes de huis clos et les poursuites sont halletantes et étonnamment, le film ne souffre d’aucun temps mort.

On peut donc être assez surpris du résultat de cette série b, qui nous offre un thriller de qualité sans gros défaut apparent, et une efficacité remarquable. A ne pas rater pour les amateurs de sensations fortes.

Vipère au poing

Vipère au poingJean Rezeau et son frère vivent chez leur grand-mère paternelle. Enfants choyés, ils n’ont pas à se plaindre de leur sort, bien au contraire. Mais quelques temps après le décès de la charmante dame, leurs parents reviennent d’Indochine pour s’occuper d’eux. A ce moment là, ils ne savent pas encore que leurs vies ne sera plus jamais la même à la Belle Angerie…

Roman autobiographique écrit par Herve Bazin, ‘Vipère au poing’ n’en est pas à sa première adaptation audiovisuel. En effet en 1971, Pierre Cardinal avait déjà adapté le roman pour la télévision avec, dans le rôle de la fameuse ‘Folcoche’, Alice Sapritch. Mais cette fois l’adaptation est d’autant plus importante qu’elle est réalisée « Pour le grand écran, pas pour la petite lucarne ».

Philippe de Broca, peu connu du grand public, est un cinéaste complet, étant tour à tour réalisateur, acteur, producteur, assistant réalisateur ou encore scénariste. Après avoir été assistant pour des réalisateurs issue de la Nouvelle Vague, tel Truffaut ou Chabrol, il se lance et réalise en 1960 « Les jeux de l’amour ». 44 ans plus tard, après un parcours qualifiable de complet, de Broca s’attaque à l’un des mythes de la littérature française : ‘Vipère au poing’.

Les personnages du film sont interprétés par des acteurs dont le talent n’est plus à discuter. Catherine Frot est implacable en Folcoche et joue si juste que le spectateur ne peut que la détester ou en avoir peur. Sans oublier Jacques Villeret, l’un des plus grands acteurs français, ici époustouflant. De plus le choix des rôles qu’il incarne est toujours très bon (‘Les enfants du marais’, ‘Le dîner de cons’). Reste Jules Sitruk dont le jeu a bien évolué depuis son rôle dans ‘Moi César, 10 ans ½, 1,39m’, espérons qu’il continue dans cette voie.

Le scénario du film est connu de tous, il raconte l’enfance, plus que difficile, d’Herve Bazin. Ceci dit, bien que respecté, le scénario du film est beaucoup moins dur que le récit original. Néanmoins, il ressort du film le sentiment que le jeune Jean Rezeau, bien que détestant sa mère ne peut se passer d’elle. Sa vie d’enfant, mais aussi d’adulte, tourne autour de cette mère. Un scénario bien adapté, très bien illustré par l’ensemble des décors, costumes et accessoires, habilement choisit, nous transportant littéralement à l’époque du récit. A noter une photo de bonne qualité qui nous plonge d’avantage dans cet univers.

« Vipère au poing » est un film réunissant bon nombre de qualité cinématographique, mais qui, malheureusement, n’attirera probablement que les nostalgiques de l’œuvre originale. Pourtant il est fort probable que, sous le coup de l’émotion, vous soyez scotché jusqu’a la fin du générique.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.